Revu 10 ans après – Seirei no Moribito

Succincte présentation technique de l’anime

Serei no Moribito est une série de 26 épisodes diffusée au Japon au cours de l’année 2007. Il s’agit de l’adaptation par le studio Production I.G d’un light novel de Nahoko Uehashi publié en 1996 et qui a également eu une adaptation en manga par Kamui Fujiwara proposée dans le Monthly Shonen Gagan en parallèle de la diffusion de l’anime. D’autres light novel étoffent l’univers notamment Yami no Moribito qui raconte le retour de Balsa dans sa terre natale mais, elles n’ont pas eu d’adaptation en anime, seulement en manga.

Cette série n’est malheureusement pas licenciée en France et il est fort probable qu’elle ne le soit jamais. Il y a peut-être plus de chance par contre pour que l’on puisse voir un jour les adaptations manga par chez nous.

Synopsis

Chaque siècle, au sein du royaume de Yogo, un esprit marin pond des œufs au sein de différents êtres vivants. Les conséquences de cette ponte ont un rapport avec un épisode de sécheresse qui peut frapper la nation. Les astrologues pensent que pour éviter la famine, il faut sacrifier Chagum, second prince du Royaume qui est le réceptacle d’un œuf.

Alors que la lancière Balsa arrive au royaume, elle sauve le jeune prince d’une tentative d’assassinat. La mère de ses derniers, comprenant que le péril vient de l’intérieur même de l’empire demande à la guerrière de protéger son fils et de l’emmener avec elle. Ensemble, ils fuient le palais impérial et tentent d’échapper aux assassins envoyés à leur trousse.

Souvenirs, souvenirs du 1er visionnage

Je me souvenais globalement bien de l’histoire, en tout cas de la trame principale. Mais la différence se fait dans les détails et surtout sur les derniers épisodes qui donnent une toute autre valeur à l’attachement que l’on porte aux personnages. C’est d’autant plus facilité qu’il n’y a pas une profusion de personnages.

Ce qui m’a vraiment fait peur avant de m’y replonger, c’est que la série fait 26 épisodes. Je m’attendais à quelque chose qui ne justifiait pas forcément à en faire autant. Mais comme souvent, le temps doit faire son effet.

Opinion (avec révélations)

Histoire

Ce que j’ai trouvé intéressant c’est que l’on a plusieurs rythmes différents au sein de l’anime. On alterne essentiellement entre des moments d’attente et des temps d’actions. Les premiers permettent d’étoffer l’univers, de développer les relations entre les personnages et le développement du scénario en fil rouge. En effet, résumé l’anime est assez simple et rapide. Néanmoins, tout l’intérêt vient de la construction de la relation en Balsa et Chagum et cela nécessite un temps plus long.

Leurs liens vont dans un premier temps se renforcer dans leur lutte commune, s’échapper de la traque impériale en allant jusqu’à fendre leur mort pour pouvoir vivre dans une petite ferme comme des anonymes. A ce moment-là, Chagum est essentiellement un poids mort. Il complexifie la tâche de Balsa. De son côté, la vie en dehors du palais est attirante car complètement nouvelle, mais il a vraiment du mal à être éloigné de sa mère et son frère. On en profite pour découvrir tout un éventail de personnage qui avoisine les deux protagonistes avec essentiellement Shuga et les traqueurs impériaux d’un côté et les amis de Balsa de l’autre.

La traque se faisant en plusieurs temps, on a ainsi l’opportunité de pouvoir découvrir l’environnement urbain de l’empire (notamment avec Touya & Saya) puis la campagne plus avec Tanda et Torogai. Ce qui est bien joué, c’est qu’on utilise Chagum comme élément principal de ses découvertes. Il découvre ses choses-là en même temps que nous et il peut faire preuve d’initiative qui permettent de bouleverser le train-train des épisodes (épisode avec les paris, celui avec la lutte). Toutefois, la série est alors dans un vrai creux. Il dure peut-être un ou deux épisodes de trop. J’avoue que j’ai complétement arrêté à un moment de regarder les épisodes en partie pour cela, et en partie aussi parce que je n’aime pas beaucoup le timbre de voix de Chagum (rien à voir avec le talent au doublage).

Heureusement les recherches menées par Shuga nous permettent de sortir de notre torpeur. L’astronome fait de sacrés découvertes dans des textes d’ancien ce qui lui permet de deviner que Chagum est encore en vie. Une nouvelle phase de course-poursuite se met en branle. D’un certain côté, elle est beaucoup plus intéressante que les précédentes car on voit que chaque camp souhaite la sécurité du prince dans un premier temps. C’est d’ailleurs ce point qui leur permet de s’accorder lors d’une rencontre un peu tendue dans un village yakue. Shuga amène des éléments mais on voit bien qu’il manque encore des éléments qui nous sont inconnus pour pouvoir avancer complètement. Suite à la négociation, il repart avec ces troupes pour percer les secrets d’une extraction de l’œuf sans dommage pour le prince. En effet, tous les textes connus pour le moment disent en gros que le réceptacle meurt aussi. C’est vrai que sur ce point-ci on peut comprendre pourquoi Chagum pète un peu un câble et souhaite revoir une dernière fois sa famille avant de mourir.

Cette dernière respiration nous permet de mêler encore plus Chagum et Balsa au travers du récit de l’enfance de Balsa, de Jiguro et du serment qu’elle lui a fait. 8 vies pour 8 vies. Cela nous permet d’en savoir plus sur Balsa et d’un autre côté, Chagum accepte mieux sa destinée si funeste qu’elle puisse être.

Il s’en suit une phase d’action, poursuite pour permettre l’extraction de l’œuf dans de bonnes conditions. C’est une certaine course contre la montre comique d’un certain côté mais qui nous tient également en haleine car certains points ne sont révélés que sur le tard. C’est limite un accouchement difficile auquel on fait face.

Enfin, l’heure douloureuse des adieux a lieu. Pour Balsa, pour Chagum, pour nous. Le temps nous avait bien relié, soudé, mais cette escapade doit prendre fin maintenant que les choses ont repris leur cours. On se quitte en larme, un pincement au cœur, on a envie de blaguer, de se montrer fort, mais la peine et l’attachement resteront durablement dans nos cœurs. Une fin heureuse, non. Juste la fin d’une aventure. Balsa part en direction de son pays natal…

Visuels / Animation

Les dessins notamment des personnages ne sont pas forcément tout le temps bien soigné. Néanmoins, cela reste globalement correct. J’ai par contre beaucoup aimé l’univers et l’ambiance visuelle grâce de très belles illustrations de paysages variés : champ exploité, montagne, vallées… Il est dommage qu’on ne puisse pas en profiter avec une plus haute définition.

Je ne pense pas que beaucoup de plans aient pu être réutilisés du fait des nombreux environnements dans lesquels évoluent les personnages.

L’utilisation de la 3D est limitée du fait qu’on était en 2007 et je pense qu’elle n’aurait pas amené d’intérêt particulier.

Musique et effets sonores

J’aime bien le thème d’ouverture car il remplit bien ce rôle en termes de dynamisme et de visuel. Pour les paroles, il me fait un peu penser à ce que pourrait dire Tanda à Balsa. Je suis beaucoup moins fan de celui de fermeture qui ressemble à n’importe qu’elle chanson d’amour jouée à un rythme lent que l’on met dans plein d’animes différents.

Pour le reste pas grand chose à dire. La comptine passe sans problème mais je ne vois pas de titre qui m’a marqué plus que ça.

Conclusion

Sans vraiment l’évoquer mais en l’ayant comme réelle trame de fond, les liens importants que tissent les personnages sont le socle de cette aventure. L’histoire en elle-même n’est qu’un prétexte pour développer cette sorte de filiation d’adoption avec Balsa au centre, faisant le lien entre Jiguro et Chagum. Les autres ne sont là que pour magnifier le duo, le pousser dans ses retranchements pour consolider un peu plus leur relation.

Je conseille donc cette série et n’hésitez pas à passer rapidement si vous voyez le creux de la vague arriver vers le milieu, la suite tient toutes ses promesses et l’aigre-doux du final vous verra dire que vous avez passé un bon moment.

Arck,


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