Légende des héros de la galaxie – une nouvelle thèse concluante ? (1ere partie)

Une nouvelle thèse concluante ?

Introduction

A l’occasion d’une nouvelle édition nommée Die Neue These, petit tour d’horizon sur une légende, c’est le cas de le dire, de l’animation japonaise et du genre space-opéra avec Ginga Eiyuu Densetsu: Die Neue These – Kaikou. Je rappelle également qu’il s’agit à chaque fois d’une adaptation d’une œuvre de Yoshiki Tanaka (les Chroniques d’Arslan c’est aussi lui).

Je ne vais pas développer plus le scénario plus que je profite de cette nouvelle diffusion pour regarder les deux séries en parallèle. Le but de cet article est d’aller au-delà de la différence de dessin et de technologie employée entre deux animes ayant 30 ans d’écart pour m’attarder plus particulièrement sur les différences et les similitudes des deux animes. De là, donner mon opinion sur les choix effectués et dire s’ils sont judicieux selon moi et pourquoi. Je vais donc essentiellement m’attarder sur ces éléments et pas retracer à chaque fois le récit de l’intégralité des épisodes.

Je commence à écrire ce message après avoir visionné le troisième épisode de Die Neue These parce qu’on a une accélération du récit et donc je veux être le plus à même d’avoir les idées au clair dans mon argumentaire. Je l’ai ensuite amendé au fur et à mesure des épisodes. J’ai à chaque fois étudié par bloc scénaristique en précisant les épisodes concernés pour faciliter la compréhension de tout le monde.

Petite note à ce sujet pour les comparaisons, DNT pour la série actuelle et LOGH pour celle des années 80.

DNT 1 & 2 – LOGH 1 & 2 : la bataille d’Astarté

Premier constat, on ne fait pas un petit tour auprès de Fezzan pour montrer qu’ils regardent ça d’un regard détaché et presque en se frottant les mains notamment son dirigeant, Adrian Rubinsky.

Choix très intéressant dans DNT de se concentrer l’épisode 1 sur l’Empire Galactique et l’Alliance des Planètes Libres dans l’épisode 2. Au vu du foisonnement des personnages, c’est une décision intéressante qui permet de faire avancer le récit et de s’imprégner des personnages. LOGH a une exposition trop foisonnante qui peut rebuter au premier visionnage.

Il y a eu des changements au niveau des militaires qui mettent en doute le plan de Reinhard. L’intrigue est légèrement plus développée. Par contre, je suis déçu de retraits très connexes et presque cosmétiques qui montrent l’avancée technologique (greffe de membre, repos accéléré) et les morts/blessés qui défilent en plus de l’explosion des vaisseaux.

Un deuxième élément presque anecdotique, c’est le combat quand, à la fin, c’est un peu un serpent qui se mord la queue. La formation conserve une certaine logique quand on est autour d’un astre mais quand il y a du vide au centre de cet anneau, pourquoi ne pas briser la formation et faire des tirs latéraux au lieu de se limiter à devant ou derrière.

Élément qui une grande incidence dans la vision que l’on a de la série c’est la connaissance de l’Empire de l’existence de Wenli. Dans LOGH, son nom est répété à plusieurs reprises par Reinhard et Siegfried et précisent qu’il a déjà une certaine renommé plus qu’il est qualifié de héros de El Fasher. Ce qualificatif est repris dans DNT mais dans la bouche de Lao, un gars de l’Alliance. Et c’est suite à cette bataille et ce retournement de situation qu’ils prennent conscience de son existence.

Pour finir, en ce qui concerne Jean. Je ne suis pas fan du peu de développement qu’il a dans les deux récits. C’est trop fugace mais mieux amener dans DNT (notamment par le fait qu’ils bravent un interdit (lequel ?) communiquer ensemble ? (étrange, je croyais les communications coupées)). Et sa faible présence fait pour moi qu’il était essentiel de poursuivre sur l’épisode 3 sur un arc auprès de l’Alliance, pour pas qu’il soit relayé dans les limbes de notre mémoire. Ce que fait LOGH et malheureusement pas DNT.

DNT 3 – LOGH 4, 5, 8 : Sieg & Reinhard, Adieu et retrouvailles d’Annerose

En fait, il n’y a pas la partie principale de l’épisode 5 autour de la rébellion, mais le flashback n’en est ici pas un. En regroupant presque 1,8 épisode en un seul, ça donne une impression de concentré qui ne me plaît guerre. La narration de LOGH était déjà dense avec l’enfance de Sieg et Reinhard sur un seul épisode. Et malgré cela, je trouve qu’on ressentait mieux les sentiments.

L’introduction change de tout au tout. Elle nous raconte des événements et la naissance des différentes factions et leurs motifs de guerre alors que dans LOGH, on ne sait toujours pas à ce moment-là les fonds de l’affaire. Beaucoup plus de choses nous sont révélées par rapport aux volontés de Reinhard. Ce sont des éléments que l’on apprend que dans l’épisode 8 de LOGH. Il y a une certaine cohérence à avoir choisi de mettre ses scènes ici car elles permettent de mieux comprendre le contexte global après cette bataille importante et ensuite de renforcer la construction du duo contre la dynastie Goldenbaum.

Au niveau des événements en eux-même, pas de changements fondamentaux, c’est presque de l’ordre du détail.

Dans un premier temps, la rencontre entre les deux personnages est amenée différemment. Dans LOGH, c’est Siegfried qui va vers Reinhard (à la limite du stalk en fait) alors que dans DNT, il est content d’avoir des nouveaux voisins, mais c’est Reinhard qui engage la conversation. Arrive ensuite Annerose et une différence plus importante se fait : Siegfried ne fuit plus (après une caresse sur la tête) lorsqu’elle lui demande de prendre soin de son frère. Il acquiesce avec véhémence ce qui fait rigoler tout le monde. Je n’ai pas d’opinion tranchée. LOGH fait dans une version plus romantique.

La partie concernant les problèmes à l’école est beaucoup mieux dans LOGH, il manque juste le rire de complicité lorsqu’ils sont au chaud une tasse dans la main. De même pour la suite avec le départ d’Annerose. On sent un désir de vengeance flagrant au bout de quelques secondes dans DNT. Dans LOGH, on passe par plusieurs étapes et notamment un grand désespoir marqué par deux événements : la scène des pièces et celle en rapport avec le piano.

On peut constater que la décadence de la noblesse est montrée différemment. LOGH propose de nous montrer quelque chose que fait un peu bis repetita avec l’Alliance à savoir les classes aisées au bal et tranquille à l’arrière pendant que d’autres se battent. DNT choisi de la dénoncer par le biais de son académie militaire avec la maltraitance de classe.

Et je finirai avec la scène intimiste entre Siegfried et Annerose et la manière de cela est géré. Dans LOGH, Annerose demande à son frère d’aller se chercher son vin préféré. Suite à son départ, Siegfried se lève sort sur le balcon, une manière d’inviter Annerose vers une discussion plus intime. Dans DNT, de la manière dont c’est amené, j’ai beaucoup plus le sentiment qu’elle demande implicitement à son frangin de la laisser seule à seul avec Sieg (en plus elle a l’air d’avoir préparé son coup en planquant la bouteille, la fourbe).

Au niveau de la discussion, le fond va dans la même direction mais avec deux mises en scène très différentes : là où celle de LOGH déconne pour moi, c’est qu’Annerose n’est pas à l’initiative d’aller sur le balcon. Or, c’est elle qui tient à parler. Dans la logique, c’est la personne qui a des choses à dire qui cherche l’intimité. A moins qu’Annerose souhaite contrecarrer la demande implicite de Siegfried, ce dont elle arrive à merveille plus qu’elle ne fait que parler de son frangin. Elle est également beaucoup plus fataliste dans son discours. Son discours tragique (et prémonitoire ?) est renforcé par le vent dans sa chevelure et son regard à l’horizon.

Du côté de DNT, elle semble à l’initiative (cf. plus haut) et elle le complimente avant d’aborder Reinhard. Elle le regarde, sourit à sa réponse… Bref, ça n’a pas l’air à sens unique.

DNT 4 – LOGH 10 : Wenli avant la bataille d’Astarté

J’avais précédemment émis des doutes sur la cassure qu’il pouvait y avoir en remettant sur le devant de la scène Wenli et avancer dans le scénario sans que notre cher Jean Robert Lap soit développé en passant directement sur un arc narratif autour de Reinhard. Heureusement, cette erreur n’est pas présente et le passé de Wenli a le droit à un développement important plus qu’un épisode entier est consacré à le consolider. Cette respiration est un vrai plus par rapport à LOGH qui le présentera plus tard, de manière succincte et assez maladroite à mon goût (mauvaise exposition des enjeux). On y rencontre aussi Jessica et Julian. L’épisode nous présente aussi la bataille d’El Facil où Wenli obtient pour la première fois le qualificatif de héros.

DNT 5 – LOGH 3 : Des nations libres, mais avec des milices

S’il y a de fortes similitudes entre les deux versions, j’avoue que j’ai du mal à dire ce qui est le mieux. En effet, les divergences sont des choix assumés et aboutissent à des conséquences identiques mais avec des motifs différents. Par exemple, Wenli ne se présente pas dans LOGH à la cérémonie en faisant croire à une blessure. Dans DNT, il se trouve dans le parterre des officiers mais refuse de se montrer solidaire avec le discours de Trunicht. La mise en scène du discours fait encore plus démagogique dans DNT par le jeu d’éclairage et de la contre-plongée alors que dans LOGH, la majorité des plans sont larges à hauteur ou en plongé. Cette différence de mise en scène vient sûrement d’une différence de moyens (technologiques et financiers).

L’intervention de Jessica et ce qui s’en suit change déjà la donne par le fait que Wenli est présent dans l’assistance et part directement avec Jessica de la salle avant qu’elle se fasse réellement importunée. Dans LOGH, il part la chercher car il est au courant de l’existence des Chevaliers Patriotiques et des risques pour sa vie. Je trouve la mise en scène beaucoup plus glaçante dans LOGH, même si on sent le manque de budget : on voit Jessica qui part alors que l’hymne national résonne avec ses paroles d’espoir et de liberté. A peine dehors, elle se fait directement agresser par une milice totalitaire.

Ensuite, il y a le départ de Jessica qui se fait dans des contextes très différents. Dans LOGH, Wenli va voir Trunicht pour que lui et Jessica aient la paix en échange de sa participation à une mission compliquée à la tête de la 13me flotte. Ce que j’ai trouvé vicelard, mais DNT propose une version qui l’est tout autant en faisant intervenir un autre ponte l’amiral Sitolet. La gestion est aussi politique en interne et du côté militaire cette fois-ci, dans une version où la pression se fait de manière implicite.

L’embarquement de Jessica se fait dans DNT comme une lettre à la poste alors qu’il y avait une sorte de regret intime de la part de chacun dans LOGH.

DNT 6 & 7 – LOGH 6 & 7 : la forteresse Iserlohn

La mise en place du plan est beaucoup plus logique à mon goût dans DNT, on a l’impression qu’il y a beaucoup moins de place au hasard. Je pense essentiellement à la présence du régiment des chevaliers de la rose qui ne dépend plus d’un deus ex machina mais qui est un vrai choix de la part de Wenli. On sent aussi un vrai travail effectué en amont de l’embarquement de sa part, choix des hommes, désamorçage des tensions possibles, les différentes étapes une fois sur place. Le développement de ses différents éléments avant le décollage (réellement dans l’épisode 6 et par le biais de flashback dans le 7) permet ensuite de lancer les hostilités sans avoir l’impression que le plan de bataille est annoncé au dernier moment, ce qui ne serait pas sage. J’ai trouvé cela mieux structuré et plus intelligemment mené. On enlève tout le passage de la cérémonie de LOGH qui ne sert pas à grands choses si ce n’est de légèrement développer des troufions dont on ne sait pas s’ils vont avoir un intérêt par la suite. De même pour les pseudo-manœuvres de Wenli ou les affrontements au sein de la base. Ce n’est pas de l’épique, c’est du pur concentré !

Néanmoins, je n’ai pas aimé la rencontre avec les chevaliers de la rose du fait de leur comportement envers Frederica Greenhill. J’ai trouvé cela déplacé autant de la part du soldat que de Walter von Schönkopf. Le fait de jouer les durs n’était pas un problème pour moi, car on a vraiment l’impression qu’ils sont mis au ban et qu’ils évoluent avec une certaine indépendance. Le flashback sur son histoire est succinct mais suffisant. J’ai l’impression qu’un soin particulier est apporté pour que chaque détail puisse approfondir l’univers sans pour autant en faire des caisses.

Sinon, mention spéciale pour la blague de Walter lorsqu’il dit qu’il n’aurait qu’à rejoindre l’Empire s’il se fait capturer.

Enfin, pour pinailler, j’aurais aimé que Wenli s’étouffe également avec sa tasse de thé comme dans LOGH lorsque Frederica lui raconte leur rencontre sur El Facil.

DNT 8 – LOGH 5 & 8 : La rébellion de Kastrop et les conséquences de la prise d’Iserlohn chez l’Empire

Cet épisode permet de fusionner habilement 2 parties d’épisodes de LOGH à savoir la partie sur la rébellion de Kastrop de l’épisode 5 et les conséquences de la prise d’Iserlohn au sein de l’Empire, mais si vous avez lu le titre, je pense que vous l’avez aussi remarqué.

Il y a beaucoup de divergence par rapport à Kastrop. Dans LOGH, l’ambiance autour de Maximilian Kastrop est celle de Rome (et sa décadence) avec une fin digne de l’assassinat de Jules César sur la planète. Les assassins sont multiples : intellectuel, soldats, femmes de la cour… L’action a lieu sur la planète qui semble difficilement prenable. DNT nous présente un dandy hautain qui mène ses troupes à la bataille et se fait renverser bien trop facilement à mon goût. Dans LOGH, les personnes ont peur de lui et c’est limite un héroïsme que de l’affronter. DNT nous propose un adversaire lambda pour Sieg, ce qui fait que l’on ne voit pas où est le coup d’éclat. Et surtout, Bergengrün ne s’enivre pas au whisky !

Là par contre où DNT gère mieux les choses, c’est sur différents plans. Déjà, on a une explication supplémentaire par rapport au choix des officiers de son amirauté. En plus d’être plébéiens ou de basse noblesse, il y a déjà un contrat moral qui a été passé, au moins pour certains d’entre eux, avec Reinhard. Ensuite, Oberstein n’apparaît pas ici comme un cheveu sur la soupe juste quand Reinhard se dit qu’il aurait besoin d’un conseiller et que ce n’est pas un poste que pourrait occuper Sieg.

J’aime aussi le fait que beaucoup d’éléments concernant la démission du triumvirat, le revu de Reinhard de prendre leur place, ect. soient présentés de manière succincte. Les actes parlent.

Enfin, la dernière scène avec l’empereur est juste excellente dans les deux séries. Légèrement mieux dans DNT, notamment parce que les visages sont mieux exprimés et je trouve que la scène est plus pertinente en intérieur (c’est plus logique qu’un seigneur s’occupe d’une roseraie intérieure que d’un parterre lambda parmi les 50 présents dans les jardins de son palais et, d’autre part, cela donne encore plus d’intimité et de tragédie/poids de la fatalité à la scène). Pour que LOGH soit plus intéressant, il aurait fallu que la rose ne tombe pas au sol en se délitant, mais que cette dernière s’envole. Parce que le coup de vent au moment de la phrase fatidique, ça casse un peu le truc.

DNT 9 – LOGH 10 & 12 : Pour une poignée de dinard

On débute l’épisode avec la joute politique qui se termine par le vote pour continuer la guerre. Ce qui manque à DNT c’est l’introduction de Rebelo et de son amitié l’amiral. DNT n’a repris que cette histoire circulation des voitures devenues impossibles (néanmoins, dans l’épisode 5 de DNT, il arrive à conduire en manuel son véhicule…). Le choix de Trunicht de voter contre la guerre est mieux géré dans DNT : dire que ce soit noté dans le procès verbal, ça reste plus subtile que de faire une déclaration à la télévision. Vient ensuite le fait que Wenli et Julian rencontre les Greenhill au restaurant. La démarche est la même : l’amiral souhaite rapprocher intiment sa fille de Wenli. Ça mieux appréhendé ici, plus que leur rencontre est un hasard, il ne force pas la main à Wenli. Par contre, je ne comprends pas pourquoi les Greenhill allaient manger côte à côte au lieu de face à face…

Sur Fezzan, l’argent coule à flot. Rubinsky manœuvre.

On passe ensuite sur Jessica et son entrée en politique du côté des partisans pour la paix. Cela fait disparaitre LOGH 10 des tablettes. Il faut dire qu’en soit, il n’y avait plus d’intérêt à développer cette partie comme un épisode entier. DNT 4 s’était intéressé au passé de Wenli, Jessica et Jean et l’avait bien fait.

DNT 10 – LOGH 12 & 13 : Préparatifs

On retourne voir les magouilles de Rubinsky. Il annonce la prochaine attaque en masse de l’Alliance à Remsheid qui va tout de suite faire son rapport. Il faut dire qu’une guerre qui s’enlise, pour un marchand d’armes et de créance, il n’y a rien de mieux. Ce que j’ai apprécié dans DNT, c’est qu’il ne fait pas le pseudo-sous-fifre en face du commissaire de l’Empire.

Le petit connard de Falk fait son apparition et présente sa stratégie. Dans LOGH, elle aurait été montré au conseil de l’Alliance, mais ici, elle est seulement exposée aux militaires. La discussion qui tourne autour reste similaire. L’amiral Sitolet en profite aussi pour développer son point de vue. Le fait que Falk voit Wenli comme un concurrent pousse Sitolet à garder Wenli dans l’armée et de lui demander de gravir les échelons pour asseoir sa vision et volonté pacifiste.

L’épisode se clôt sur Reinhard qui présente sa stratégie avec Oberstein. Les informations ne sont pas divulguées. Je pense que ça permet de mettre un peu de suspense en attendant l’épisode suivant mais également, cela fait partie des choses à faire : show don’t tell et qui sont globalement beaucoup mieux gérées dans DNT que dans LOGH.

DNT 11 & 12 – LOGH 14 & 15 : Bataille d’Amristar 1ere partie

Malheureusement pour l’Alliance, ça se passe comme Reinhard et Wenli l’avaient prévu. Une percée facile, des problèmes de ravitaillement et une défaite militaire cuisante. Ce qui est énervant c’est que Wenli doit se battre contre des incapables dans sa hiérarchie là où Reinhard semble avoir les mains libres. Entre un Falk imbuvable et l’amiral Lobos qui se tape des siestes tranquilles en pleine guerre… D’ailleurs, je trouve la scène où l’amiral Bucock invective Falk et le met dans les cordes puis KO très réussi dans DNT. Lorsqu’il lui parle du fait que Falk ne va pas au front, il lui tourne le dos. Cela renforce le mépris qu’il éprouve à son égard.

L’histoire de l’enseigne Varimont de LOGH 14 est quasiment absente. Elle avait l’avantage de montrer l’engagement puis le désengagement de l’Alliance au niveau du ravitaillement. De plus, ça traduisait de manière plus équivoque le temps qui passe. Dans DNT, difficile de réellement remarqué le fait qu’il se soit passé plus d’une semaine entre leur invasion et les premières escarmouches. Même si ce n’est pas développé, DNT garde le message fort avec des images clés. Je me demande d’ailleurs à chaque fois, si c’est une manière de faire des clins d’œil à la communauté des fans ou pour synthétiser.

La contre-attaque de l’Empire peut alors commencer. J’ai l’impression que DNT apporte un soin dans sa mise en scène pour mieux introduire aux spectateurs les généraux de Reinhard et les personnes qui gravitent autour de Wenli (sans pour autant que j’arrive à retenir leur nom, mais au moins, on leur donne corps). C’est un ensemble de petites touches et détails qui me donnent cette impression. Il suffit de pas grands choses. Ça fait mal, d’autant plus que c’est rapide et sans trop de bavures. Mais on a le temps de montrer l’affrontement entre chacun des amiraux avec des gros plans sur leur visage.

Un petit développement conservé sur l’escadron 88 avec les pilotes de méchas (aucun Newtype dans les parages). L’extrait est totalement différent dans sa conclusion. Dans DNT, les mécaniciens n’ont pas mangé/bu contrairement aux pilotes ce qui peut apporter une excuse valable et donne un peu plus de relief aux problèmes d’attrition. Dans LOGH, par contre, on dirait simplement que le technicien en a rien à battre de la maintenance qu’il doit faire sur les méchas.

Par contre, ce que je trouve vraiment dommage, c’est que l’on finisse sur un cliffhanger au niveau de cette bataille. Il est tellement factice. Selon moi, il y a un événement juste après (milieu de LOGH 16) qui aurait pu être beaucoup plus intéressant de mettre en point final de cette première partie. En effet, la conclusion de l’affrontement risque de ne pas être le sujet d’un épisode entier à la reprise et donc ne justifie pas ce choix. Alors que mon idée peut largement être évoquée sur un épisode car il y a beaucoup de conséquences de cette invasion infructueuse pour l’Alliance. On repart d’un statu-quo pour aller de l’avant.

Éléments absents de DNT – LOGH 9 & 11

Presque 3 épisodes de temps sont absents dans DNT. L’histoire se concentre beaucoup plus sur les personnages principaux et ne s’écartent quasiment pour développer l’univers. On l’a vu plus haut au niveau de l’épisode 10 et 14 de LOGH dont la trame scénaristique principale est quasiment absente. Néanmoins, il y a 2 autres épisodes sur lesquels, je voudrais revenir, les épisodes 9 et 11. Ils développent l’Empire et ses intrigues. C’est vrai qu’ils sont dispensables car ils ne font pas avancer l’histoire. Ils ont néanmoins l’avantage de présenter des antagonistes à Reinhard au sein de l’Empire avec Otho von Braunschweig et le baron Fregel. Ils nous éclairent aussi sur des intrigues de la cour. Nous avons eu les tractations politiques du conseil de l’Alliance et Trunicht. L’Empire est un régime autoritaire, il est normal que la politique soit présente sous une autre forme. Si les deux épisodes ne sont pas écrits de haute volée avec de fortes intrigues et enjeux, il n’en reste pas moins qu’il aurait été intéressant de faire le choix de conserver d’au moins l’un des deux. Le parti prit d’en faire aucun amène un certain déséquilibre dans le développement des événements des deux camps. Celui autour de l’ex-favorite de l’empereur aurait pu mettre d’illustrer le travail de l’ombre effectué par Obsertein et le second avec le marquis Klopstock de mettre en avant Magdalena von Westpfale en plus des antagonistes bien sûr.

Je pense que cela montre aussi une certaine décadence de l’Empire, ce n’est pas tenue par une main de fer, mais par quelqu’un qui est là parce que c’est une autocratie héréditaire. Des luttes de pouvoir que l’on va normalement retrouver de manière exacerbée dans la suite. C’est un moyen intéressant de l’introduire.

Conclusion

Je suis convaincu que DNT va dans la bonne direction. Il apporte un vent de fraîcheur sur une série animée qui a débuté il y a 30 ans. Graphiquement et technologiquement, elle ramène la série au goût du jour avec brio. Ce n’est pas qu’un rhabillage, il y a des réels choix de mise en scène et des partis pris audacieux qui amènent une nouvelle lecture intéressante même pour ceux qui ont vu la première série.

Son unique défaut est son découpage qui risque de faire disparaître tous les éléments qui développent l’univers au profit de l’affrontement entre Wenli et Reinhard.

 

Arck,


A vous de commenter !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.