Mage de Guerre (L’âge des ténèbres 1) – Stephen Aryan

Pas mal de temps est passé depuis le dernier article. Je n’ai pas pris le temps pour revenir sur un ou deux films que j’ai vu mais il faut dire que j’ai eu de quoi m’occuper.

Auteur :

Stephen Aryan est un auteur britannique né en 1977 et diplômé de l’université de Loughborough dans le marketing. Il travaille dans le milieu des comics (critique, podcast, conventions…). Son premier ouvrage est le présent roman.

Présentation du livre :

Synopsis :

L’empereur fou Taïkon a rallié grâce au Nécromancien les royaumes de l’Ouest à sa cause et va tenter de poursuivre sa domination sur le continent en s’attaquant au royaume de Seveldrom. Mais son souverain, le roi Matthias est prévoyant, il a fait appel à ses alliés et a notamment convoqué des mages de guerre afin de faire face à la puissance redoutable du Nécromancien.

C’est ainsi que Balfruss, mage de guerre et Vargus guerrier expérimenté rejoignent la capitale avant que les premiers affrontements débutent.

Appréciation globale :

Sans être particulièrement novateur, l’auteur suit les traces de sa référence David Gemmell dans un univers de high-fantasy très accessible. On a un scénario sympathique et une histoire facile à lire mais qui manque d’un peu de folie (finalement la prise de risque reste limitée) et on aurait apprécier un approfondissement de ces personnages principaux. Si ces deux points avait gagné en épaisseur, l’ouvrage aurait effectivement pu être annoncé comme la révélation de l’année.

A suivre : Mage de Sang

Avis personnel :

(/!\ il est fort probable que des révélations sur l’intrigue soient présentes)

Le premier personnage que le roman nous propose de suivre est le vétéran Vargus. Un  hommage certain aux héros de Gemmell. Cette guerre est comme un nouveau départ pour lui, même si cela risque de faire disparaitre sa légende dans sa contrée. Il présente les mêmes affinités que les modèles sur lesquels il est fait pour souder les nouvelles recrues entre elles. Un charisme permettant à ses jeunes gens de se fédérer autour de cette défense de la nation mais également de faire émerger l’idée que la confiance entre les membres du groupe permettra de surpasser l’adversité.

Vient ensuite Balfruss qui est le mage de guerre de Seveldrom, une pièce maitresse de la nation qui devra gérer son groupe faible en effectif avec des personnalités bien différentes. Lui aussi est un homme d’expérience, mais elle sera moins visible car il sera plus le leadeur du groupe du fait de sa puissance.

Talandra poursuit les présentations. On découvre une jeune femme qui contrôle le réseau d’espionnage de la nation. Elle semble à l’aise dans cette activité même si cette dernière est particulièrement exigeante. Je m’étonne toutefois que ce soit elle ou ses frères, il n’est pas vraiment question de mariage alors qu’il s’agit quand même d’un des moyens universellement connu pour les alliances entre royaume ou d’apaisement au sein de la nation. Ne pas voir une perspective directe d’avenir de la dynastie m’a semblé étrange. Je peux comprendre que la fratrie soit dévoué à son royaume et au roi, leur père, mais ils semblent tous être majeurs et facilement en âge d’être marié.

Gunder est le chef espion qui s’occupe de la capitale de Yerskania, un fief très important par sa position stratégique commerciale et citée en partie sous l’emprise de l’empereur. Sa couverture en tant que marchand d’épice est intéressante car il a une réelle interaction avec les habitants de la ville et travaille donc autant en dans son activité que pour sa mission.

Nirrok ferme le bal en tant que serviteur de Taïkon. Il nous sert en fait de faire valoir pour nous montrer toute la folie et la monstruosité de l’adversaire. En parallèle, sa présence est nécessaire car elle permet d’observer comment est perçue la guerre de ce côté-là et quelles informations sont remontées. Je ne m’attarderai donc pas trop sur lui.

La guerre débute rapidement et on alterne finalement entre des phases de combats entre les soldats puis entre les mages. Ca donne un aspect très organisé de la guerre et en soit un peu étrange. Toutefois, le cercle restreint des mages de guerre est légèrement mieux présenté. On apprend d’ailleurs rapidement que c’est la seule orientation de cette magie qu’il existe actuellement.

Ecko, Thule, Finn, Darius et Eloïse sont les compagnons d’arme de Balfruss. D’origines et d’âges diverses, ils ne sont que partiellement introduits. J’ai trouvé que du coup, leur mort successive manquait un peu d’impact et surtout celle d’Ecko. Je parle bien sûr par rapport au ressenti du lecteur. Ca ne crée pas une empathie vraiment palpable comme ça peut être le cas pour la mort Darius qui bénéficie de sa relation avec Eloïse et Balfruss. Par ailleurs, celle de Thule est presque totalement occultée par l’action de folie de Finn et la lente agonie d’Eloïse.

Le duel avec le Nécromancien est plutôt bien amené même si c’est finalement assez rapidement cousu de fil blanc que ce sera un affrontement, seuls et face à face. Les combats magiques sans être brouillon manque parfois de clarté lorsqu’ils s’emballent contrairement aux batailles des soldats que j’ai trouvé plus agréable à suivre.

Pour continuer sur les morts, d’un coup sur l’autre, j’ai toujours eu du mal à identifier les soldats autour de Vargus, ils n’ont pas suffisamment pris chair pour que je puisse considérer leur absence comme quelque chose d’important. Néanmoins, on prend le temps de nous montrer une certaine solidarité au sein du groupe.

Je veux continuer sur Vargus en parlant d’un point qui n’est pas forcément neuf mais que j’ai beaucoup apprécié ici, celui du divin et de son intrusion au sein du monde des mortels. J’espère que ce sera un point plus développé dans les prochains tomes car cette rivalité supérieure peut être un vrai atout scénaristique.

En de ce que j’ai évoqué plus haut sur la famille royal, j’ai trouvé les deux frangins de Talandra un peu lisse dans leurs interventions. C’est quelque part gênant que la succession se décide aussi facilement, que l’ensemble des protagonistes de Charas soit autant unidirectionnel.

J’aurais quelques reproches à faire sur la gestion l’homosexualité de Talandra mais j’ai pas spécialement envie non plus de m’attarder dessus car c’est un élément qui est rapidement évacué de la part de l’auteur.

Pour rester au contact avec la capitale, je pense que je peux parler du personnage Graegor qui avait une vraie identité et je trouve cela dommage d’avoir raccroché le personnage avec une filiation vis-à-vis de Balfruss. Connaitre ce passé liant les deux protagonistes n’apporte pas un réel plus au récit. Je trouve la connexion entre les deux gênantes. Ils auraient pu très bien avoir cette même histoire tous les deux avec une autre conclusion que cela ne m’aurait pas gené de même que pour l’histoire du prétendant de Talandra. Former sans cesse des connexions avec des personnages déjà existants n’est pas un gage de la force d’un récit.

Pour finir, j’ai apprécié les aventures de Gunder avec sa complice Roza comme espion et manipulateur derrière les lignes ennemies. Pas vraiment de folles péripéties de ce côté-là mais c’était loin d’être inintéressant.

Bref, un livre agéable à lire mais pas transcendant non plus. Je suis curieux de voir ce que l’auteur va nous proposer dans les tomes suivants qui sont prévus cette année et l’année prochaine.

Arck,


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