Le Cœur de la Guerre – Terry Goodkind

Cette fois-ci, c’est la bonne. En tout cas, je sais que, de mon côté, c’est une fin et elle sera définitive.

J’avais accusé Bragelonne dans le précédent opus de publicité mensongère en parlant du dernier tome de la série. Cependant, l’éditeur français a expliqué dans un billet récent sur son blog qu’il s’était fait avoir par la communication de l’éditeur américain de Goodkind.

Auteur :

Terry Goodkind est né en 1948 dans le Nebraska. Il a fait des études d’art et avant devenir un écrivain, il vendait des peintures essentiellement naturalistes. Ce n’est que tardivement qu’il a commencé à écrire plus que cette série débute en 1994 alors qu’il a 45 ans.
Le succès de cette série est une petite revanche pour lui car il a eu beaucoup de problèmes dans sa jeunesse dues à sa dyslexie.

Autres livres de l’auteur présents sur le blog :

Présentation du livre :

Le livre nous parvient presque de manière simultanée avec sa version originale, Warheart, plus que ces deux-là sont sorties au cours de ce mois de novembre.

Précédemment :

Synopsis :

Dernière ligne droite pour nos aventuriers avant d’éliminer la menace ultime que représente Hannis Arc et Sulachan. Pour se faire, il faut trouver comment combattre de manière efficace la horde de soldats mort-vivants qui les accompagne et surtout ramener Richard du monde des morts.

Appréciation globale :

On retrouve un livre de Goodkind des plus classiques avec son rythme lent et des explications à outrance sur une bonne partie du livre. D’un côté, ça permet d’augmenter la tension plus que la majorité de l’action se déroule sur les 150 dernières pages. D’un autre, l’auteur prend le temps de finir en beauté en incluant, le plus possible, les différents protagonistes de son histoire et élabore, de manière poussive, une explication pour se raccrocher aux branches et pouvoir tout expliquer.

Si Goodkind est un écrivain qui est plutôt bon lorsqu’il s’agit de décrire des événements et dans l’action, cela tombe rapidement à plat lorsque l’on s’attelle au contenu des dialogues (que de mièvreries) et à la gestion de son histoire. De manière globale, il ne m’a vraiment surpris au niveau du scénario et du déroulement de ses événements. Les ficelles deviennent tellement grossières par leur sur-utilisation que l’on reconnaît directement le moindre des indices qu’il nous laisse.

Une nouveauté toutefois, je n’ai pas eu l’impression que l’auteur ait résumé une Xme fois les précédentes aventures de nos protagonistes, et ça, c’est un excellent point.

Avis personnel :

(/!\ il est fort probable que des révélations sur l’intrigue soient présentes)

On retrouve nos compagnons peu après les événements du précédent tome. Kahlan s’apprête à ordonner de brûler la dépouille de son mari sur un bûcher funéraire. S’apprête bien sûr, qui croyait réellement qu’elle allait le faire. On est donc plus que surpris d’apprendre qu’elle ne le fait pas. A la place, elle part accompagné de Nicci et des Mord-Siths pour trouver Rouge, la voyante.

Elles sont guidées par Chasseur, le félin. Elles retrouvent Rouge qui avait fait une partie du chemin vers elles. La voyante explique que c’est possible de ramener Richard mais que quelqu’un devra sacrifier sa vie (suspense) car une notion dont on avait aucune idée depuis le début se trouve présente, celle de l’équilibre (une manière d’inventer des règles abracadabrantesques quand on le souhaite et de les oublier le reste du temps).

De retour au contact du cadavre de Richard, elle lance l’opération de sauvetage où Nicci va entrer dans le monde des morts, trouver des guides qui l’amèneront vers Richard et ensuite on verra… Pendant ce temps-là, pour plus de fun, les demis-humains attaquent.

Si cet assaut a bien lieu, ce n’est pas le seul. On nous consacre un petit chapitre (aussi court que les autres en fait) à nous montrer qu’Hannis Arc et Sulachan sont toujours autant des vilains. Hannis Arc prend donc un malin plaisir à détruire une forteresse qui ne voulait pas se rendre. Bien sûr Sulachan veut se hâter alors que son compère lui dit qu’il ne faut pas s’inquiéter plus que Richard est mort. Une petite piqûre de rappel.

Le rituel continue de se dérouler et j’en profite pour annoncer que plein de choses qui se déroulent dans le monde des morts ne seront évoqués que plus tard. Bref, Richard et tous ses amis morts défourailles, les vilains démons qui l’embêtaient. Il reste plus que l’acte de résurrection qui arrive un peu comme un cheveu sur la soupe. Cara débarque et lui fait un baiser magique qui la tue mais permet à Richard de revenir parmi les vivants.

Le personnage important qui meurt est donc Cara. HAHAHA. Mauvais moment. Il y aurait eu un véritable sentiment de perte pour le lecteur si elle était morte lorsqu’elle était plus au centre du récit. Là, on l’a finalement peu vu précédemment (elle était partie faire sa vendetta) et elle débarque faire le bisou magique et ciao bye bye. Il y a beaucoup moins d’affect. Il y en avait finalement plus avec Zedd dans le tome précédent par exemple.

Richard de retour, il comprend enfin qu’il a fait une connerie. Qu’est-ce que je suis con, en fait, c’est débile de se tuer pour faire vivre finalement la même chose que l’on a subi à la personne que l’on aime le plus au monde. Tout le monde finit par massacrer les demis-humains et on fête donc les funérailles de Cara. Au moins, le bûcher aura servi à quelqu’un…

La vie était un cadeau. Pas question de la gaspiller.

On s’occupe des prophéties avec des écrits ceuléiens qui clarifient pas mal de choses et une nouvelle fois Richard nous fait part de ses talents linguistiques. Après, une soirée de travail, il nous fait le topo et nous explique que tout est lié, tout était écrit depuis le début, ce qui se passait dans le tome 1 jusqu’au présent. Bref, il est temps de bouclé la boucle.

Avant de rentrer à la maison, il faut s’occuper du cas de Samantha qui a bien pété un câble. Enfin, tout à fait compréhensible. Je rappelle que Richard le beau-gosse a tué sa mère sous ses yeux et pas de la manière la plus fine qui soit. Bien sûr, Richard essaye vainement de la raisonner. Une persuasion difficile a effectué lorsque la personne que l’on essaye de convaincre se sent trahie. La gamine devient folle et est manipulée (pour amplifier son côté méchant ?) par un démon. Elle finit par trouver la mort à force d’abuser de son pouvoir dans son village natal de Stroyza. C’est con de faire s’écrouler le plafond quand on est dans une caverne.

Richard n’avait rien dit, mais moi, en tant que lecteur, j’avais pigé depuis belle lurette que ce qu’il cherchait à Stroyza c’était la sliph. Je veux dire, on sait qu’Hannis Arc et Sulachan ont une avance considérable sur nos héros et que même à cheval, ils n’arriveront pas à temps. Quel est donc le transport le plus rapide que l’on connaisse et qui a déjà été utilisé à de nombreuses reprises ??

Cela s’avère plus long que prévu mais une nouvelle fois, des indices permettent de comprendre ce qui va se dérouler (l’histoire des statuettes pour ouvrir le passage et plus tard, les esprits des morts et le fait de laisser son épée derrière lui). La personne qui leur sert de transfert n’est pas sliph mais un être similaire qui répond au nom de Lucy. Moins charmante que sa compagne, elle les amène néanmoins à bon port. On nous propose une explication un peu croquignolesque pourquoi Richard peut, cette fois-ci se trimballer avec son épée par ce moyen de transport…

Lorsque Richard quitte le Sanctuaire des Âmes et entre avec ses amis dans la Forteresse du Sorcier, nous sommes à 300 pages sur 400. On retrouve donc Chase, Rachel et Verna, mais rapidement car il y a urgence. Juste le temps de glisser des mots gentils et de dire que l’on va encore une fois sauver le monde et que les explications seront pour plus tard.

L’utilisation de la sliph se fait cette fois-ci sans l’épée. Richard et compagnie arrive au Palais des Peuples où on revoit Nathan et Zimmer. Ils arrivent juste à temps pour voir que les plaines du dehors sont envahies par les demi-humains. Richard a une petite discussion avec la machine à présage, Regula parce qu’ils sont des intimes depuis que ce dernier est souillé par la mort. Une fois qu’il est au courant que tout est en place pour la défense du Palais comme il le souhaite. Il part accompagné d’une Mord-Sith. Vers où, mais vers la Forteresse du Sorcier et de ses catacombes bien sûr ! Là-bas, on ne sait comment, il arrive à canaliser les âmes pour qu’elle pénètre l’épée de Vérité. Et hop, c’est fait voyage retour.

En sale état bien sûr, mais tout était prévu. Il rencontre Sulachan dans le Jardin de la Vie où il avait préparé un petit piège. Il le tue en utilisant un cri équivalent à celui de Jit. Il récupère alors l’intégralité de ces pouvoirs. Une fois l’ancien empereur éliminé, voilà que Hannis Arc fait à son tour apparition en traînant Kahlan. De son côté, Vika, la Mord-Sith qui sert le vilain donne un joli coup d’Agiel à Richard ce qui le clou sur place. Mais c’était une stratégie de sa part pour éliminer Hannis Arc. Comment en dix pages, le climax est ruiné. Un peu surpris par les méthodes employés mais en rien par le résultat. L’affrontement n’aura une nouvelle fois pas lieu. Pas d’épique alors que l’on fait tout pour monter la sauce. Bah, l’éternelle frustration, on connaît la rengaine.

Tout fini bien donc. Richard libère les âmes que l’épée de Vérité avait emmagasiné et libère donc les demi-humains de leur condition.

Mais je vais vous dire quelque chose : Regula détruite, normalement, l’équilibre n’est pas plus. Le Temple des Vents qui se trouvait de l’autre côté de la balance devrait faire des siennes… Mais chut hein, et si c’est le cas, ça sera sans moi !

Arck,


3 réflexions sur “Le Cœur de la Guerre – Terry Goodkind

  1. J’avais découvert la série de roman et m’étais arrêté à la tome 3. J’aurais du y rester… Que ce fut long… Enfin je pourrai raconter que j’y suis arrivé…au bout! Une fin malheureusement prévisible dès le début du tome et des dialogues devenus catastrophiques en plus de ses résumés des tomes précédentes qui nous enquiquinent… Je me suis surpris à sauter des passages entier, ce qui ne m’étais jamais arrivé au cours de mes lectures!

    Vraiment une triste fin pour une saga si bien commencée…

  2. Pas faux pour le temple des vents ! Mais est-ce un oubli (peu probable) ou est-ce une roue de secours ? Le mystère est entier … Personnellement, je m’arrête ici également !

  3. Arrivé ici en quête de réponse, à savoir : l’auteur accélère le rythme ? Est-ce qu’il passe 15 tomes à décrire ? Je ne suis qu’au tome 4 et je suis déjà découragé … L’histoire n’avance qu’à la fin et Goodkind passe telle de temps à construire des intrigues et mettre en place ces personnages … Je cherchais des réponses et j’en ai trouvé. C’est dommage car j’aime énormément l’univers et les personnages créés par l’auteur mais je m’ennuie pendant la moitié d’un tome …
    Merci pour votre avis !

A vous de commenter !

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.