Les Frères Karamazov – Fédor Dostoïevski

Un temps certain depuis le dernier article, j’en conviens, cela dit, les Frères Karamazov est autrement plus épais que les précédents. Je me suis dit également que j’allais innover un peu au niveau de la rédaction de l’article pour avoir quelque chose découpé en plusieurs parties, un peu plus travaillé qu’auparavant afin d’avoir également une première opinion succincte au début, avant révélations de l’intrigue afin de ne pas gâcher la surprise à ceux qui voudraient peut-être juste savoir si je conseille ou non la lecture sans entrer pour autant dans une démarche de notation.

Auteur :

Fiodor Mikhaïlovitch Dostoïevski (Фёдор Михайлович Достоевский) ou Fédor Dostoïevski est un auteur russe né à Moscou en 1821. Après des études d’officier, il décide en 1844 de quitter la vie militaire pour se consacrer à la littérature.

En 1849, il est arrêté car il se trouve dans un milieu intellectuel qui semble comploter contre l’empereur. Condamné premièrement à mort, il passe finalement quatre années aux travaux forcés en Sibérie. Autorisé en 1859 à regagner la société russe, il décide d’ouvrir des revues en parallèle de son métier d’écrivain mais la censure l’oblige à arrêter.

Suite à la mort de sa femme et de son frère, il se trouve dans une situation personnelle et financière difficile. Il passe énormément de temps à jouer ce qui aggrave encore un peu plus ses problèmes d’argent. Néanmoins, son second mariage avec sa secrétaire va lui permettre d’arrêter les jeux et de se remettre à écrire. Jusqu’à sa mort en février 1881, il mettra en valeur par le biais de discours le peuple russe et sa supériorité par rapport aux autres peuples.

Autres livres de l’auteur présents sur le blog :

Crime et Châtiment (1866)

Présentation du livre :

Le livre a été publié comme feuilleton (méthode courante à l’époque employée essentiellement par Tolstoï, Dostoïevski et Tourgueniev) dans le Messager Russe (Ру́сский ве́стник) entre 1879 et 1880.

Il s’agit d’un roman qui n’est pas des plus accessibles car il est avant tout destiné aux russes, ce qui fait que ses premières traductions françaises ont essayé de faciliter sa compréhension au lectorat au détriment de l’intégrité du support initial. Il y a également des prénoms ou des termes qui changent selon les traductions.

Synopsis :

Inspiré d’un fait divers qui marqua l’auteur, la narration est telle qu’il aurait pu appartenir au genre des romans policiers. Faire le synopsis n’est pas évident car la contextualisation prend une part importante du roman. Ce n’est vraiment qu’à la troisième partie du roman que l’action s’accélère. Le synopsis va donc finalement révélé des éléments que l’on peut supposer mais qui arrive toutefois tardivement dans le récit.
Au lendemain des grandes réformes de 1860, dans un village au fin fond de la Russie, vit Féodor Karamazov. C’est un noceur et un homme sans principes, il a eu des enfants de femmes qu’il a délaissées et préfère profiter seul de sa richesse.
Ses trois fils sont de caractères complètement différents. L’aîné, Dimitri, est un ancien officier débauché. Le cadet, Ivan est un intellectuel athée alors que le benjamin Aliocha est entré dans les ordres.
L’odieux comportement du père va pousser ses enfants à bout et lorsque ce dernier va être retrouvé assassiné à son domicile, toute la Russie va avoir les yeux tournés sur le procès du parricide.

Appréciation globale :

Je pense qu’il est important au premier abord d’avoir un minimum de sensibilité avec cette période de la littérature russe pour pouvoir apprécier au mieux ce livre. En effet, outre l’aspect religieux fortement détaillé, toute l’âme russe dans sa plus grande fierté est incarnée dans le roman.

Si le découpage du roman est parfaitement affûté et colle très bien à une mise en scène théâtrale, c’est que Dostoïevski appréciait mettre en exergue l’affrontement entre les personnages. Ce découpage entraîne une longue exposition permettant d’appréhender au mieux les différents personnages. Chacun d’entre eux mérite le temps qui lui est dévolu et il faut donc accepter ces différents écarts et ces longues explications au détriment de la trame principale. Et c’est une bonne chose car elle permet de faire ressortir la dualité des protagonistes et de nous interroger nous-mêmes.
Âpre à certains moments par des discussions philosophiques et religieuses parfois sur plusieurs pages, le livre peut paraître rebutant mais il faut surmonter l’obstacle pour accéder au génial travail de Dostoïevski sur ce récit.

Avis personnel :

(/!\ il est fort probable que des révélations sur l’intrigue soient présentes)

Le livre s’ouvre par une narration d’un habitant du village dans lequel se déroule l’histoire. Il essaye de nous raconter l’ensemble des faits et commence donc par nous raconter la vie de Féodor Karamazov avec son comportement affreux, ses deux mariages et la naissance de ces trois fils dans sa complète indifférence. Heureusement pour eux, des âmes charitables vont leur permettre d’évoluer éloigner de la sphère paternelle. On a d’ambler une profonde antipathie envers ce patriarche.

Il est dit : « Distribue tes biens et suis-moi si tu veux être parfait. » Aussi Aliocha se disait-il : « Je ne peux pas donner deux roubles au de « tout » et au lieu de « suis-moi » me contenter d’aller à la messe.

Tour à tour les enfants sont décrits et on arrive ensuite à la première difficulté du récit avec la présentation de l’Ordre religieux dont fait partie Aliocha et la rencontre houleuse avec le staretz Zosima. Le religieux est là comme médiateur dans la dispute qui oppose Féodor et son fils Dimitri au sujet de son héritage. Féodor fait preuve d’une pitrerie sans nul pareil tout en faisant croire qu’il est particulièrement respectueux du staretz. De son côté, Dimitri arrive en retard et se fâche directement avec son père. Aliocha a du mal à retenir la honte que lui inflige ses aînés.

Après cette médiation qui fut peu fructueuse mais riche d’enseignements religieux, on apprend qu’un contentieux encore plus important oppose le père et le fils : ils sont amoureux d’une même femme, Grouchenka qui les tourne en bourrique sans réellement se prononcer.

Dimitri raconte à Aliocha ses difficultés et notamment son histoire avec Catherine, une femme dont il est redevable et envers laquelle il se sent coupable de trahison en aimant Grouchenka et lui demande de servir de messager auprès d’elle. Plus tard dans la journée, Dimitri s’attaque à son père dans la maison paternelle et menace de le tuer s’il a encore affaire à Grouchenka dans le futur. Grigori, Ivan et Aliocha sont atterrés par le comportement de Dimitri.

Un nouveau personnage fait son apparition, il s’agit de Smerdiakov, un bâtard de Féodor qui fait office de cuisinier du père mais est également son confident.

Aliocha part donc rencontrer Catherine où il trouve également Grouchenka. Catherine essaye d’acheter Grouchenka pour qu’elle lui laisse Dimitri, cependant Grouchenka se moque d’elle et énerve Catherine avant de la quitter. Sur le chemin du retour de sa rencontre avec Catherine, Aliocha rencontre son frère et lui raconte ce qui s’est passé, Dimitri se sent mal et se dit qu’il doit tout faire pour regagner son honneur perdu auprès de Catherine.

Aliocha a reçu de la part d’une servante une lettre de la part dans la fille de Mme Khokhlakov, Lise qui dit être follement amoureuse du jeune Karamazov et souhaite le voir au plus vite. On se dirigeant vers la demeure des Khokhlakov, Aliocha aperçoit un groupe d’écolier qui lance des cailloux sur un autre écolier. Il s’interpose dans cette lutte et court après le garçon pour comprendre ce qui se passe. Ce dernier, Iliouchetchka s’attaque à Aliocha et va jusqu’à lui mordre le doigt. Aliocha d’un calme fou, lui demande simplement pourquoi il l’agresse et le gamin s’enfuit alors en pleurant.

N’ayant pas beaucoup de temps à perdre, Aliocha se dirige néanmoins vers la maison des Khokhlakov tout en se promettant de tirer cette histoire au clair. Une fois arrivé, tout le monde est alarmé de l’attaque qu’a subi Aliocha et l’amour de Lise pour le jeune Karamazov n’en est que des plus éloquents. Une fois pansé, il rencontre dans le salon Catherine et Ivan en grande discussion. Il donne son opinion sur les sentiments entre ses deux-là, ce qui fâche Catherine et pousse Ivan à la sortie avec comme idée en tête de quitter au plus vite le village.

Catherine charge Aliocha d’une mission de réparation auprès d’un ancien capitaine qu’a offensé Dimitri alors qu’il était ivre. Il se trouve que cet homme est le père d’Iliouchetchka et après une grande discussion, ce dernier refuse l’argent que lui proposait Aliocha dans une magnifique scène nocturne où l’on sent bien que la lutte intérieure de cet homme entre l’argent et son honneur. C’est d’autant beau qu’il est réellement dans le besoin.

Alors qu’Aliocha cherche son frère Dimitri pour lui raconter sa dernière entrevue avec Catherine et lui faire des remontrances aux sujets de ce qu’il a fait au père d’Iliouchetchka, il rencontre dans un restaurant Ivan qui lui-même attendait Dimitri. Dimitri confirmant qu’il s’apprête à partir dans les plus brefs délais pour Moscou, il engage une conversation hautement philo-religieuse avec son frère dans le but de lui faire part du fond de sa pensée.

Ivan rejette Dieu et le monde qu’il a créé car ce dernier est fondé sur la souffrance et que les comportements des hommes d’Église est loin d’être irréprochable. Durant cette discussion, il lui raconte une histoire (un poème) qu’il a écrit dans sa jeunesse, le Grand Inquisiteur où le Christ revient en Espagne durant l’Inquisition. Il accomplit des miracles mais il est arrêté et condamné au bûcher. La veille de sa montée au bûcher, le grand inquisiteur lui rend visite et lui explique que l’Église n’a plus besoin de lui et que sa venue gêne. Après un long monologue, il semble attendre une réponse de la part du Christ mais ce dernier embrasse l’inquisiteur. Ce que fait par la suite Aliocha quand Ivan lui demande après la narration de cette histoire s’il le renie. C’est un passage complexe mais qui a dépassé le simple cadre des Frères Karamazov.

Je dois te faire un aveu, commença Ivan. Je n’ai jamais pu comprendre comment on peut aimer son prochain. C’est précisément le prochain qu’il est impossible d’aimer, peut-être seulement le lointain.

Les frères se séparent ensuite. Smerdiakov après avoir assuré à Ivan qu’il aura fort probablement une crise d’épilepsie le lendemain, lui explique les codes entre lui et Féodor pour annoncer la venue de Grouchenka et la peur de laisser son maître seul la nuit. Ivan tourne au ridicule Smerdiakov et refuse d’ajourner son départ. Son père lui demande d’ailleurs de faire une course pour lui qu’il accepte au départ d’entreprendre puis finalement décide de rejoindre directement Moscou. Pendant ce temps-là, Aliocha se hâte de retourner au monastère car le staretz Zosima s’apprête à vivre ses dernières heures.

Une partie du roman est alors consacrée à nous relater la vie et l’histoire du staretz. La colère qu’il a eu en frappant son enseigne puis sa longue réflexion avant un duel l’amène à complètement changer de voie et de se diriger vers la prêtrise. Il prêche pour que chacun se pardonne ses pêchés et ses fautes avant de faire de même avec ceux des autres, que tout le monde est responsable des pêchés des autres. C’est un contrebalancement complet avec le comportement d’Ivan ci-avant.

L’histoire est enrichissante et le fait qu’elle apparaisse juste avant la mort du personnage renforce l’effet dramatique. Une fois la cérémonie commencée, un long débat écœurant parcourt l’assistance car le cadavre émet des odeurs pas très agréables. Les discours et l’ensemble des mauvais gens amplifiant le phénomène, on est ressort dégoûté de ce passage et l’on retrouve un Aliocha presque totalement terrassé. On n’arrive pas à déterminer ce qui l’a le plus touché.

Un camarade d’Aliocha profite de son état pour l’emmener à Grouchenka. Elle lui annonce qu’elle va partir retrouver l’homme dont elle était amoureuse il y a cinq ans et au lieu de se moquer d’Aliocha entre d’en une empathie très forte avec lui et essaye de lui remonter le moral. Cette visite permet à Aliocha de se régénérer spirituellement parlant auprès de la jeune femme mais également de s’affirmer. C’est un passage intéressant et j’ai beaucoup aimé cette histoire d’oignon.

On retrouve alors Dimitri dans ses pérégrinations pour trouver de l’argent afin de rembourser au plus vite Catherine et se sentir enfin débarrasser de cet affreux poids qui lui plombe l’âme. Il essaye dans un premier temps de récupérer cet argent par de la vente de bois que possède son père mais l’affaire échoue lamentablement. Mme Khokhlakov lui propose de s’éloigner de son village et de partir dans des mines de Sibérie où il deviendra à coup sûr riche. Cependant, Dimitri a besoin d’argent immédiatement ! Après avoir appris que Grouchenka lui avait menti sur sa destination, il court chez son père armé d’un pilon. Arrivé sur place, il se pose des questions sur ce qu’il va faire et épie par la fenêtre son père pour vérifier si Grouchenka ne s’est pas réfugiée chez lui.

L’action fait soudain un saut dans le temps et Grigori fait son apparition entraînant la fuite de Dimitri. Cependant, ce dernier en s’échappant cogne le pilon sur la tête du serviteur. On retrouve Dimitri un peu plus tard, couvert de sang et avec plein de billets à la main. Apprenant la fuite de Grouchenka, il s’élance à sa poursuite. Elle se trouve dans un hôtel de passage avec son ancien amant mais semble déjà se lasser de lui et regretter son choix. Dimitri ne se sent pas très bien mais fait tout comme et il propose alors une partie de carte avec ces polonais. Mais ces derniers trichent ce qui cause une première tension amplifiée par le fait que le polonais serait prêt à laisser Grouchenka à Dimitri en échange d’argent.

Grouchenka avoue finalement à Dimitri qu’il y a que lui qu’elle aime et il s’en suit une fête monumentale qui dure une bonne partie de la nuit jusqu’à l’arrivée de la police qui informe à Dimitri qu’il est en état d’arrestation pour le meurtre de son père et qu’ils vont dès maintenant procéder à un premier interrogatoire. On suppose rapidement que Dimitri a tué son père pour lui voler de l’argent, de nombreux témoignages font dans ce sens et Dimitri complètement dépassé par les événements a du mal à se justifier et surtout à convaincre autant les enquêteurs, que les lecteurs, de son innocence.

Finalement, il révèle que l’argent dépensé la veille vient en fait d’une partie de l’argent que lui avait prêté Catherine qu’il avait caché dans un sachet noué autour de son cou. Cependant, ces hésitations et son manque de détails rendent la déposition sujette à interrogation. D’autre part, la seule autre personne pouvant avoir effectuée le meurtre selon les enquêteurs est Smerdiakov mais ce dernier ne pouvait être en capacité de le faire plus qu’il était en train de se remettre de sa crise d’épilepsie et que ces crises se sont aggravées par la suite nécessitant son hospitalisation. Certain donc de la culpabilité de Dimitri, il est incarcéré en attendant son jugement.

On est encore sous le choc de la déposition et de la chute de Dimitri. Alors tout semblait allé enfin pour le mieux pour lui, le voilà complètement déchu.

L’histoire continue avec Kolia qui est un ami Iliouchetchka qui part rendre visite à son camarade malade mais surtout, il était impatient de rencontrer Aliocha qui depuis qu’il a quitté le monastère se trouve souvent à proximité des écoles et notamment d’Iliouchetchka qui est alors gravement malade. Kolia qui par ses pensés se rapprocherait de la mentalité d’Ivan, va, au contact d’Aliocha, découvrir un autre point de vue que celui des livres qu’il a pu lire. Iliouchetchka est par contre terriblement malade et ses chances de survie sont bien maigre. Pour autant, l’introduction de ce personnage de Kolia et de son admiration et interaction avec Aliocha apporte une ambiance chaleureuse au récit.

Immédiatement après cet épisode, on apprend qu’Ivan est retourné dans sa ville natale en apprenant la mort de son père. Il n’arrive pas à déterminer si son frère Dimitri a oui ou non assassiné leur père. Plusieurs fois, il rencontre Smerdiakov pour essayer d’élucider le problème mais ce dernier reste évasif et surtout semble accuser Ivan d’avoir voulu la mort de son père. Ces interrogations le rongent de l’intérieur et ses nombreuses disputes avec Catherine n’arrangent pas son cas, peu à peu, il tombe dans une sorte de maladie, proche de la folie, mais n’arrête pas pour autant son enquête. Finalement, Smerdiakov après lui avoir expliqué que dans un monde sans Dieu, tout était permis, aurait commandité le meurtre de Féodor en annonçant à Smerdiakov qu’il quittait le village pour Moscou. Harassé, Ivan rentre chez lui et se retrouve à discuter avec une hallucination qui se moque de son comportements et de ses convictions. Aliocha le retrouve complètement désorienté pour lui annoncer le suicide de Smerdiakov, en cette veille du jour du procès.

Mais alors, que deviendra l’homme, sans Dieu et sans immortalité ? Tout est permis, par conséquent, tout est licite ?

Vient donc le procès, un moment fabuleux, riche en discours où l’avocat de Dimitri fait de son mieux pour le défendre en démontant la crédibilité des témoins. Une grande critique de la haute société friande de ce spectacle est faite. En effet, ce procès fait salle comble et beaucoup de nobles ont décidé qu’y assister. Ivan essaye de sauver son frère lorsque c’est son tour de parole mais la maladie l’empêche de s’exprimer clairement et rend impossible son témoignage et donc d’accuser Smerdiakov du meurtre. Les jurés annoncent que Dimitri est coupable, il est par conséquent condamné aux travaux forcés dans les mines de Sibérie.

Cependant, Ivan avait prévu le coup et en dépensant de fortes sommes d’argent, il a prévu de faire évader son frère. Malade, se sera à Catherine de remplir ce rôle. Dimitri parle à Aliocha de son amour de la Russie et du fait qu’il reviendra sur cette terre après quelques années d’exil aux USA en tant qu’agriculteur.

Le récit se finit par le discours d’Aliocha sur l’homme bon à côté d’une pierre où Iliouchetchka se promenait avec son père. En effet, Iliouchetchka est décédé et l’ensemble des écoliers se sont rassemblés auprès d’Aliocha après les funérailles pour promettre de ne pas oublier Iliouchetchka mais également chacun d’entre eux. Rien de mieux qu’une telle scène émouvante pour clôturer ce récit.

Arck,


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